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C’était
peut-être la soirée la plus
attendue de cette nouvelle édition
du festival des Inrocks : le grand retour
de Jarvis Cocker sur scène. Inutile
de dire que cet événement
fut à la hauteur de nos attentes,
tant Jarvis a su conserver malgré
les années qui passent son déhanchement
unique!
On pouvait s’attendre à
une soirée plus calme que celle
de l’an dernier. En effet avec moins
de groupes ‘hype’ qu’en
2005 (Subways,
Hard-Fi, Futureheads, Maximo Park, Kaiser
Chiefs…) hormis les Pipettes,
et un public que l’on aurait pu
croire plus âgé (les vieux
fans de Pulp, ce qui ne fut pas seulement
le cas), ce festival 2006 s’annonçait
un peu plus sage. Et c’est ainsi
qu’il commença, car les américains
de TAPES ‘N TAPES entrèrent
très tôt en scène,
vers 17h45, probablement pour éviter
les problèmes de timing de l’année
précédente. Un show de 30
minutes, pas une de plus, qui nous aura
néanmoins permis d’entrer
tout de suite dans le vif du sujet grâce
à ce groupe énergique qui
a su très vite mettre son public
dans sa poche.
Mais cette année les Inrocks ont
choisi de miser sur l’éclectisme,
avec un line-up très varié.
On aurait pourtant préféré
un show plus homogène, regrettant
notamment de ne pas avoir vu Giant Drag,
‘coincés’ la veille
entre les très bons mais trop différents
Cirkus et l’égérie
pop Lily Allen. On les aurait bien échangés
contre Plan B par exemple. Un rappeur
britannique dont le dialogue avec le public
ne dépassait guère les ‘Do
you suck cocks ?’. Amis de la poésie,
bienvenue ! Ce dernier n’aura pas
non plus forcément trouvé
son public ce soir-là, après
le set d’Arman Méliès
dont la poésie est justement le
maître mot. On imagine que la musique
du français n’est pas très
facile pour un public qui le découvre.
Mais la finesse des arrangements aura
démontré tout le talent
de l’artiste, à la manière
d’un Joseph Arthur, et ce malgré
quelques longueurs.
Avant l’arrivée très
attendue des Pipettes, Babet (de Dionysos)
arrive en invitée surprise pour
nous interpréter avec sa guitare
classique 4 titres de son futur album
solo. Un petit intermède agréable
qui laisse présager de bien belles
choses pour la demoiselle.
Et voilà les Pipettes ! Le premier
‘vrai’ événement
de ce festival. Dans le public les filles
au style 60’s s’approchent
autant que possible de la scène,
chose ô combien difficile tant nous
étions serrés comme des
sardines. De leur côté les
Pipettes assurent un set haut en couleurs
et robes à pois. Un concert bien
chorégraphié pendant lequel
les trois anglaises vont mener à
bien leur opération séduction.
Tout ça nous donne envie de danser
à nous aussi !
Enfin…Jarvis ! Ah Jarvis, le seul
et l’unique…Qui l’eut
cru ? Après plusieurs années
de silence la magie opère toujours
autant. Le public lui réserve un
accueil de star. L’album ne sortait
que le lendemain mais tout le monde connaissait
déjà tous les titres par
cœur ! Celui-ci ne manqua d’ailleurs
pas de plaisanter à ce sujet sur
le téléchargement illégal,
‘rien de bien grave’ nous
dit-il, bref, pas de leçon de morale.
Et parler, il aime ça. Discuter
même, avec ce fameux flegme britannique,
comme si nous étions en train de
prendre le thé ensemble. En ce
qui concerne la musique, Jarvis commence
d’emblée avec les titres
les plus entraînants de son nouvel
opus, notamment Fat Children qui déchaîna
immédiatement tout le public. Il
insista également sur le fait qu’il
ne s’agissait pas là d’un
One Man Show, car ses musiciens ne sont
pas des nouveaux venus non plus. Il y
avait notamment Steve Mackey et Richard
Hawley, ses bons vieux collègues
de Pulp. La set list était cependant
uniquement constituée de nouveaux
titres, Jarvis était bien là
pour promouvoir son nouvel album. Mission
accomplie. Jarvis a rassemblé tout
le public de la Cigale à sa cause,
terminant en rappel sur son nouveau single,
chantant en communion avec la salle ‘Cunt
Are Running The World’…un
nouvel hymne rebelle ?
Jarvis is back. Et au vu de cette soirée,
vous pouvez être assurés
qu’il va falloir de nouveau compter
sur lui !
Pour plus d’infos
:
http://www.lesinrocks.com/inrocks/festival/
Lundi 13 novembre 2006
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