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Sharko est un groupe de rock belge relativement
discret en France en comparaison à l’énorme
succès remporté ces dernières
années par ses compatriotes dEUS, Ghinzu,
Girls In Hawaii… ce qui ne les empêche
pas d’être sur leurs terres une formation
incontournable de la scène indépendante.
Formé par David Bartholomé, qui
a pas mal bourlingué aux Etats-Unis afin
d’épanouir son style, Sharko voit
le jour en 1997. Celui-ci sera ensuite rejoint
par Teuk Henri à la guitare et Julien Paschal
à la batterie. Le premier album, ‘Feuded’,
sort en 2000, suivi un an plus tard de ‘Meeuws2’.
A partir de là le groupe commence à
s’exporter, notamment en Angleterre où
le disque reçoit d’excellentes critiques.
La tendance se confirme enfin en 2004 avec la
sortie de ‘Sharko III’, à ce
jour leur album le plus connu en France.
Il aura donc fallu patienter 3 ans (enfin, 2
ans pour nos voisins Belges) avant de voir réapparaître
Sharko sur le devant de la scène. Et c’est
un ‘tout petit’ album qui met fin
à ce long silence. ‘Molecule’,
33 minutes au compteur malgré ses 11 titres.
Pourtant, alors que la plupart des groupes auteurs
d’œuvres aussi courtes ne font généralement
pas dans le détail, Sharko parvient en
une grosse demi heure seulement avec des titres
dépassant rarement les trois minutes à
nous offrir un étonnant panel de styles
et d’époques.
Pour Molecule, David Bartholomé a fait
appel à Dimitri Tikovoi qui a notamment
produit le dernier album de Placebo et également
travaillé avec Archive et Goldfrapp. C’est
peut-être à travers sa participation
qu’un penchant électronique se fait
sentir sur certains titres tels que ‘Bug’,
un étrange morceau sur lequel la prise
de risque de porte qu’à moitié
ses fruits et où la voix de David Bartholomé
ressemble étrangement à celle de
Sting. Puis vient ‘Motels’, le premier
single au rythme robotique sur lequel les guitares
se réveillent, qui a déjà
obtenu un certains succès auprès
des radios Belges. Malgré un travail de
production important sur le fond, c’est
cependant pour les morceaux les plus directs que
l’on se passionnera le plus : ‘Sweet
Protection’, ‘Rock 1’, ‘Trip’
et son atmosphère étouffante, le
très années 80 ‘No More I
Give Up’, mais aussi ‘Sugarboy’
qui évolue quelque part entre Cure et les
Pixies…
Le groupe n’hésite pas à
prendre un maximum de risques, à l’image
de ‘Love Is A Bug’, un titre assez
déroutant inspiré par les années
folles qui contraste beaucoup avec le reste de
l’album dont on retiendra plutôt l’esprit
‘années 80'. Enfin, Sharko nous quitte
sur ‘No Contest’, une chanson plus
positive qui aurait pu paraître un rien
prétentieuse si elle avait été
placée au début de l’album,
mais qui impose ici par son évidence :
un titre aussi calme que fédérateur,
avec ce refrain entêtant : ‘No contest,
I am the best…’, que l’on voit
déjà le public reprendre en chœur
!
Titres conseillés : Sweet Protection,
Motels, Trip, Rock 1, No Contest
Pour plus d’infos :
http://www.sharko.be/
http://www.myspace.com/sharkobelgium |